Ladislas Kijno









Ladislas Kijno (né le 27 juin 1921 à Varsovie1 et mort le 27 novembre 2012 à Saint-Germain-en-Laye2), est un peintre français. Il s’installe en 1925 dans une petite ville du Pas-de-Calais nommée Nœux-les-Mines. Il vivra, depuis les années 1980, à Saint-Germain-en-Laye, près de Paris, puis décédera à cet endroit trente ans plus tard. Ladislas Kijno est une figure majeure du mouvement de la peinture informelle.

Après une enfance dans un milieu modeste, il étudia la philosophie, avec notamment Jean Grenier, puis fréquenta l’atelier de Germaine Richier dans l’après-Seconde guerre mondiale. Installé en région parisienne depuis la fin des années 1950, Ladislas Kijno a, au fil des décennies, multiplié les vaporisations en peinture et s’est imposé comme l’un des maîtres de la technique dite du froissage. Sa rencontre avec Louis Aragon et Francis Ponge en 1943 l’a également amené à beaucoup œuvrer en collaboration avec des poètes. D’innombrables hommages habitent ses créations : Nicolas de Staël, Nelson Mandela, Galilée puis Gagarine ; mais encore les combats aux côtés des peuples algériens ou vietnamiens, mais aussi Tahiti, la Chine, l’île de Pâques.

Il a participé à la biennale de Venise en 1980. Dans les années 1990, il travaille à la rose du portail de Notre-Dame de la Treille de Lille. Elle sera achevée 9 ans plus tard… En 1991, un numéro de la revue L’Amateur d’Art lui a été en partie consacré, avec en particulier un entretien avec Jean-Pierre Thiollet, intitulé : « Ladislas Kijno : « Je suis un moine de l’Art ! » ». En 1996, Ladislas Kijno suggère à Monseigneur Vilnet, évêque de Lille, l’idée de dédier cette partie « moderne » de la crypte à un espace d’exposition d’œuvres contemporaines sur le thème de la Passion du Christ. Sept années plus tard, le Centre d’art sacré contemporain voit le jour, grâce au soutien du Conseil Régional et de l’association pour la Rénovation du site de la Treille à l’origine de la façade actuelle, accueillant environ une cinquantaine d’œuvres de la Collection Delaine.
Inauguré le 7 décembre 2003, au lendemain du lancement officiel de « Lille 2004, Capitale européenne de la culture » et dans le cadre de la célébration – anniversaire – des 90 ans du diocèse de Lille, il accueilllera quelques grands noms de la création artistique contemporaine : Georg Baselitz, Lucio Fontana, Robert Combas, Kijno ou Andy Warhol.

En 2005 paraît Le Berceau de Phénicie, un long poème de François Xavier dans lequel le peintre proposa deux versions enlacées dans les vers (l’une proche du style naïf, l’autre plus aérienne et sœur de la calligraphie japonaise).
Livre monumental imprimé sur vélin Johannot, au format italien (250 × 330) à 70 exemplaires numérotés, Jean-Pierre Huguet Éditeur, 2005. Dans son coffret, il abrite aussi une gravure originale au carborundum réalisée par l’atelier Pasnic et signée au feutre noir. L’œuvre de Kijno a fait l’objet de plusieurs films, en particulier de Gérard Szabatura, Dominik Rimbault, Daniel le Comte, Raoul Sangla, Agostini et Georges Marti ; et a été présenté de nombreuses fois à la télévision et à la radio par Micheline Sandrel, Michel Lancelot, Jacques Chancel, Yves Mourousi, Jean Bertho, Bruno Vouters et José Artur…